jeudi 26 mai 2011

Gastronomie : Nha Trang, à prendre avec des baguettes

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La ville balnéaire de Nha Trang est connue dans le monde entier pour ses plages de sable fin ensoleillées, son climat tempéré, ses beaux paysages, ses habitants hospitaliers et la saveur gastronomique régionale. Chaque année, des millions de touristes de différents pays y viennent pour contempler les sites remarquables, jouir de l'air frais venant de la mer et surtout déguster de bons plats à la saveur inoubliable. 

 


Frais et délicieux, les fruits de mer de Nha Trang ne coûtent pas si cher. Les plats à base de fruits de mer frais donnent l'embarras du choix. Parmi lesquels, la salade de poissons reste un plat typique, aussi connu que le hachis frit de poisson de La Vong, à Hanoi.

La salade de poissons n'est pas seulement délicieuse : elle est aussi bonne pour la santé. Selon la médicine occidentale, elle a une vertu fraîche et tonique, rendant les gens plus sereins et disponibles.

En faisant le tour de la ville de Nha Trang, on trouve beaucoup de restaurants de nem Ninh Hoà, préparé à partir de hachis de porc, comme Ngoc Tiên sur la rue Lê Thanh Phuong ou encore Dang Van Quyên sur la rue Lê Loi. Avec une sauce spéciale faite de piments et d'ail pilé, à laquelle on ajoute un peu de sucre et du nuoc mam , le goût piquant de ces épices mélangé avec le goût aigre-doux du plat convainc les convives dès le premier essai.

Les brochettes de boulettes de porc grillé sont servies chaudes. Elles se préparent aussi avec du maigre du porc. La sauce est faite à partir de maigre du porc haché à laquelle on ajoute un peu de sucre, de sel, de piment et d'ail. Comme la salade de poissons, ce plat se mange emballé dans des galettes de riz avec de nombreux légumes et herbes aromatiques. Pendant les jours de froid, en dégustant des brochettes de boulettes de porc grillés, on peut découvrir l'art de boire et de manger, une culture universelle !

Pour ceux qui apprécient les plats de Nha Trang, la salade de poissons et les brochettes de boulettes de porc sont des mets très connus. En revanche, peu de touristes connaissent un autre plat typique, très populaire auprès de la population locale. Comment mange-t-on l'autruche, le plus grand oiseau et qui court le plus vite au monde ? N'hésitez pas à venir à Nha Trang pour essayer différentes recettes. Le restaurant du centre d'écotourisme de Yang Bay est très connu pour sa carte, qui propose des plats faits à base d'autruche, notamment : foie et cœur d'autruche accompagnés de morceaux de piments verts et cuits à la vapeur ; steak d'autruche baigné dans une sauce faite à partir de nuoc mam , de sucre, de sel ; morceaux de bambou au gril farcis de maigre d'autruche avec du jus de cocotier et des épices.

Enfin, dans la gastronomie de Nha Trang, les plats à partir d'œufs de salangane ne manquent pas. Les œufs de cet oiseau sont très précieux, c'est un aliment nourrissant de haute qualité. Il était servi dans le repas des rois. Ces plats sont très bons pour la santé mais aussi pour les papilles gustatives. La gastronomie constitue pour les amis étrangers une image inoubliable de Nha Trang, indissociable du charme de la ville. L'art culinaire est en effet un trait traditionnel de la ville. 


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lundi 9 mai 2011

Le Parc national de Ba Bê, un charme éternel

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Le parc national de Ba Bê, dans la province montagneuse de Bac Kan (Nord), abrite une biodiversité extrêmement riche et plus de 10.000 ha d'étendues d'eau. Ce site pittoresque a été soumis en 1997 à la Liste indicative du patrimoine mondial. 



Le Parc national de Ba Bê abrite un trésor d'écosystèmes. Selon les estimations, dans ce parc et ses environs sont recensés 553 espèces de vertébrés, dont 81 espèces d'animaux, 322 espèces d'oiseaux, 17 espèces d'amphibiens et 106 espèces de poissons.

Les enquêtes menées par le projet PARC ont répertorié 102 espèces de mammifères dont 51 de chauves-souris, mais également 327 espèces d'oiseaux, 41 de reptiles et 28 d'amphibiens. Sur ce total, 34 figurent dans la liste des animaux menacés d'extinction dans le monde ou au Vietnam. En particulier, le parc abrite des langurs au nez retroussé, des langurs noirs à joues blanches et des tritons de Tam Dao.

Actuellement, le parc est peuplé par plus de 3.000 habitants répartis dans quatre communes autour du lac de Ba Bê. Ils font partie des ethnies Tày, Nùng, Dao et Mông. Les Tày y sont majoritaires, avec 58% des riverains. Un responsable du Comité de l'UNESCO Vietnam fait savoir que la culture et la vie des Tày dans la région du lac Ba Bê font la valeur culturelle de cette région. 


Un des plus grands lacs d'eau douce du monde

D'une superficie de près de 500 ha et d'une longueur de 7,5 km, le lac de Ba Bê est entouré de chaînes de montagnes calcaires pittoresques recouvertes de forêts primitives. Il est constitué de trois grands lacs comme son nom l'indique (Ba Bê signifiant trois lacs en vietnamien). Ces trois lacs, d'une profondeur de 20-30 m, communiquent entre eux sur plus de huit kilomètres de long et trois kilomètres de large environ. Le lac de Ba Bê se rétrécit légèrement en son milieu, tel un corridor, encadré d'abruptes falaises.

"Le lac de Ba Bê est l'un des 50 plus grands lacs d'eau douce de la planète. Il se trouve à une attitude de plusieurs centaines de mètres par rapport au niveau de la mer, sur des roches calcaires" , a indiqué le directeur du Parc national de Ba Bê, Nông Thê Diên.

"Le réseau de lacs d'eau douce disposés sur les montagnes calcaires et la géologie des environs du lac de Ba Bê suffisent à satisfaire aux critères pour que ce parc soit reconnu par l'UNESCO comme Parc géologique" , a estimé le responsable.

Tant pour sa biodiversité que pour sa géologie, la réputation du lac de Ba Bê dépasse les frontières nationales. Lors d'une conférence sur les lacs mondiaux, organisé en 1995 aux États-Unis, le lac de Ba Bê a été classé parmi une vingtaine de lacs d'eau douce exceptionnels à protéger. En 2003, le secrétariat de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) a reconnu ce site comme l'un des 27 Jardins des patrimoines de l'ASEAN.

En février dernier, le secrétariat de la Convention de Ramsar (voir encadré) en Suisse a reconnu les zones humides du Parc national de Ba Bê, les classant au 1938e rang d'importance internationale sur la liste des sites Ramsar. Les zones humides du Parc national de Ba Bê sont ainsi devenues le 3e site du Vietnam figurant dans cette liste, après celles de Xuân Thuy du Parc national de Xuân Thuy (province de Nam Dinh, Nord) et celles de Bàu Sâu du Parc national de Cat Tiên (province de Lâm Dông, hauts plateaux du Centre).


D'une grotte à l'autre

Dans les eaux bleues du lac de Ba Bê se mirent une vingtaine de grottes et nombreux ruisseaux qui animent un paysage karstique se découpant en ombres chinoises sur le ciel. Figés dans l'éternité, ces sommets sont les témoins de temps reculés, où une soudaine transformation géologique a donné naissance au lac, en désagrégeant les massifs calcaires.

Les paysages romantiques et les sites splendides comme la grotte Puông, la chute d'eau Dâu Dang, le lac Ao Tiên (étang des fées) sont autant de curiosités qui attirent les voyageurs. Dans la grotte Puông, haute de 30 m et longue de 300 m, de nombreuses chauves-souris ont élu domicile. Des millions d'années d'érosion ont donné naissance à cette magnifique grotte. À l'extérieur, on trouve des blocs de marbre et des tapis de mousses.

À six kilomètres au sud-ouest du lac de Ba Bê se trouve la grotte Hua Ma (Tête du cheval) perchée sur une montagne à 300 m d'altitude, longue de plus de 500 m et haute de 50 m. Elle abrite de belles stalactites aux formes variées. Toutes ces stalactites se sont formées au cours de millions d'années.

Pour découvrir le Parc national de Ba Bê, les touristes ont le choix entre trois formules : visite en bateau, découverte des sites célèbres de la localité, mais aussi sport et aventure pour les plus courageux afin de découvrir les sites naturels dont le parc regorge. Afin de promouvoir le tourisme dans cette région, la province de Bac Kan a lancé un appel aux investisseurs pour le lac Ba Bê et a diffusé des spots publicitaires vantant la beauté du site. Plusieurs ouvrages ont vu le jour et sont à la disposition des voyageurs (piscine, salle de réception, réfectoire...). Ces infrastructures touristiques ont nécessité cinq milliards de dôngs d'investissement.

On espère désormais que le parc de Ba Bê attirera toujours plus de touristes, vietnamiens comme étrangers, qui viendront se délasser dans un cadre teinté d'un charme et d'un romantisme sans pareil.


Source :http://lecourrier.vnanet.vn
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vendredi 22 avril 2011

Un trimestre florissant pour l'hôtellerie de Hô Chi Minh-Ville

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Actuellement, les infrastructures hôtelières des grandes villes du pays, dont Hô Chi Minh-Ville, ne sont pas encore conformes aux potentiels touristiques. Dans les années à venir, si les sources d'investissements sont assurées, l'offre en hôtels haut de gamme sera abondante.  
Hotel Caravelle
Au 1er trimestre de cette année, Hô Chi Minh-Ville a connu de bons résultats en termes d'activités commerciales dans le tourisme. La ville a accueilli 900.000 touristes étrangers, en hausse de 6% par rapport à la même période de 2010 et représentant 26% des objectifs annuels. Le nombre de voyageurs domestiques est également en hausse sensible (+ 30%).

Pour le secteur touristique, la haute saison concerne les premiers mois de l'année. Après le Têt traditionnel, les localités de l'ensemble du pays lancent leur fête. La mégapole du Sud ne déroge pas à la règle. Sans compter qu'elle joue le rôle du plus important centre commercial du pays. Ainsi, la ville attire le plus grand nombre de touristes domestiques et étrangers du pays.

Lors d'une enquête à propos de la dernière haute saison touristique (1er trimestre dernier), le taux de réservation des chambres dans les hôtels trois à cinq étoiles de cette ville a atteint 80%, soit 5% de mieux qu'au 4e trimestre 2010 et 10% de plus qu'à la même période de l'an dernier. Après que les prix des chambres sont tombés au plus bas au 3e trimestre 2010, ceux-ci ont entamé leur relance au 4e trimestre. Au 1er trimestre de cette année, les prix ont en moyenne été majorés de 6% par rapport au 4e trimestre 2010 et de 4% en glissement annuel. Les hôtels cinq étoiles affichaient des tarifs de plus de 100 dollars/chambre/nuit, plus de 90 dollars/nuit pour une chambre d'hôtel quatre étoiles, et de 80 dollars/nuit pour un établissement trois étoiles.

Selon les statistiques de Savills Vietnam, la mégapole du Sud recense 10.000 chambres d'hôtels trois à cinq étoiles, dont 4.000 aux normes cinq étoiles et 2.000 aux normes quatre étoiles. Une offre qui devrait s'accroître sensiblement dans les temps qui viennent. De 2011à 2012, environ 750 chambres cinq étoiles, plus de 600 chambres 4 étoiles et 170 chambres trois étoiles supplémentaires seront disponibles. À partir de l'an 2013, une quinzaine de projets d'hôtels seront lancés à Hô Chi Minh-Ville.

À noter que deux sociétés, Quê Huong-Liberty et Invesco, ont investi dans le projet d'hôtel Novotel Saigon Center, lequel proposera à ses clients 252 chambres 4 étoiles, sous la gestion du groupe Accor. Cet établissement ouvrira ses portes mi-2012. Un autre hôtel, un Pullman du groupe Accord, sera mis en service en 2013. La Compagnie générale Bên Thành et le groupe précité collaborent dans la construction d'un hôtel sous la marque Ibis Saigon Center dans le 1er arrondissement. Les experts estiment que l'offre en chambres d'hôtels de luxe sera abondante dans le futur. Car de nombreux nouveaux investisseurs opteront pour la construction d'ouvrages quatre et cinq étoiles.


Source : http://lecourrier.vnanet.vn
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lundi 18 avril 2011

Le culte de la calligraphie

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Depuis la fin de la guerre qui a duré 30 ans, l'art de bien tracer les idéogrammes chinois ou vietnamiens revient à la mode dans la société vietnamienne, même chez les jeunes. Les calligraphes font recette à l'occasion du Nouvel An, des mariages, des deuils, des anniversaires, des cérémonies bouddhiques… 

Dans le Vietnam traditionnel, la calligraphie d'un souhait, d'une éloge ou d'un principe éthique exprimé par quelques idéogrammes ou des sentences parallèles, écrit sur du papier ou gravé sur la pierre, le bois ou le métal orne les temples et les intérieurs des maisons particulières à la manière des objets d'art, plus que des objets d'art, des objets sacrés.

Le conte L'écriture d'un condamné à mort de l'éminent essayiste Nguyên Tuân (1910-1987) nous donne une idée du culte de la calligraphie. Le condamné à mort est sans doute le poète rebelle Cao Bá Quát (1809-1853).

"Lorsqu'arriva entre ses mains le mandement de la direction générale de l'interprovince Son-Hung-Tuyen, le mandarin préposé à la garde de la prison se retourna vers le scribe qui l'aidait à gérer l'établissement pénitentiaire :

- Dites, maître Huitième, selon ce message officiel, nous allons réceptionner six détenus condamnés à avoir la tête tranchée. Parmi eux, je vois que le meneur des rebelles, c'est le directeur d'études Cao. Ce nom me dit quelque chose. Le directeur d'études Cao ! mais ne serait-ce pas celui dont toute notre province ne cesse de vanter l'écriture vivante et harmonieuse ?

Le scribe demanda l'autorisation de lire le texte.

- Oui, monsieur le mandarin, c'est bien lui.
(…) Par un soir très froid, le directeur de prison pâlit soudain affreusement en prenant connaissance du courrier officiel. De la capitale, le ministre de la Justice exigeait qu'on y amenât le directeur d'études et ses camarades. L'échafaud serait dressé là-bas. Et le lendemain, de très bon matin, on viendrait réclamer les détenus.

Le directeur de prison, pensant déjà pouvoir se fier au scribe, le fit appeler par un milicien et s'ouvrit à lui. Le scribe, tout ému après la confidence, put juste dire : "Soyez tranquille, monsieur le mandarin, comptez sur moi ", avant de se sauver en vitesse du côté du camp où se trouvait la salle de détention du directeur d'études. Il cogna à grand bruit à la porte de la pièce de détention, raconta à perdre haleine au condamné à mort les sentiments qui étreignaient le directeur de prison. Non sans hésiter, il fit part également au directeur d'études de la triste nouvelle qu'il aurait à se rendre à la capitale pour y être exécuté.

Le directeur d'études Cao resta méditatif un moment, puis sourit :

- Retourne dire à ton patron que, cette nuit, quand les gardiens du camp se seront retirés pour aller se reposer, il apporte ici soie, encre, pinceaux, ainsi qu'une torche. Je lui donnerai de ma calligraphie. Oui, mon écriture, j'en fais grand cas. Jamais je n'aurais pour l'or et le jade ou sous la contrainte tenu le pinceau. De ma vie je n'ai d'ailleurs calligraphié que deux quadrityques et un panneau central pour trois de mes amis les plus chers. Je suis touché par l'estime particulière que ton maître et toi, vous avez pour les dons humains. Comment pouvais-je savoir qu'un homme comme le geôlier d'ici pût nourrir de si nobles désirs ? Pour un peu, j'aurais manqué à un cœur ami en ce monde.

Cette nuit-là, au moment où le camp de détention de la province Son ne retentit plus que des coups de tocsin sur les tourelles de guet, un spectacle peu courant eut lieu à l'intérieur d'une pièce sombre et étroite, humide, aux murs encombrés de toiles d'araignée et de nids de punaises, au sol jonché d'excrément de rats et de cancrelats.

Dans une atmosphère fumeuse d'incendie, la lueur rougeâtre d'une torche enduite de résine éclairait trois têtes d'hommes convergeant au-dessus d'une pièce de soie blanche gardant intacte encore sa couche d'apprêt. La fumée abondante leur picotait les yeux et les obligeait à se les frotter sans arrêt.

Un détenu, la cangue au cou, les pieds entravés par des chaînes, était en train de renforcer les traits de certains caractères tracés sur une pièce de soie d'un blanc immaculé fixée sur des planchettes. Chaque fois que le détenu finissait de tracer un caractère, le directeur de prison s'empressait, en se tassant le corps de son mieux, d'enlever les pièces de monnaie en zinc marquant les cases sur le ruban de soie qui rutilait. Quant au scribe maigriot, il tenait des deux mains la cuvette d'encre en tremblant. Prenant un plus petit pinceau pour achever son travail en inscrivant la colonne-signature, le directeur d'études Cao poussa un soupir et, ayant non sans tristesse aidé le directeur de prison à se relever et à se tenir droit devant lui, lui dit gravement :

- Ici règne la confusion, je conseille au maître geôlier de changer de résidence. Ce n'est pas un endroit ici pour suspendre une pièce de soie blanche avec des caractères si carrés et si nets. Ce bâtonnet d'encre, d'où l'avez-vous excellent et sentant si bon ? Ne sentez-vous pas le parfum qui se dégage de la cuvette d'encre ? Je vous parle sérieusement : que le maître geôlier cherche à revenir à son village d'origine pour s'y fixer d'abord, avant de penser à se délecter des joies de la calligraphie. Ici, il vous sera difficile de garder saine et solide votre bonne nature. Vous allez finir par souiller votre vie d'homme honnête.

Le bambou brûlait avec force, en se consumant, des escarbilles retombaient sur le plancher de la salle de détention, et le feu qui s'éteignait faisait entendre un sifflement humide.

Les trois hommes regardèrent le panneau maxime, puis se regardèrent.

Le chef geôlier ému, adressa un grand salut au détenu de ses mains jointes, et d'une voix que les larmes étranglaient davantage encore, il dit :

- Je vous ai entendu".
(Extrait de Mille ans de littérature vietnamienne, Éditions Fleuve Rouge, Hanoi)
Source : http://lecourrier.vnanet.vn


Voir le guide des moeurs et coutumes vietnamiens pour avoir plus d'infomation
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mercredi 13 avril 2011

Les hachis de porc fermenté grillé font recette

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Les nem chua nuong (pâtés de porc fermenté grillés) à la saveur inimitable sont une friandise de choix, qui fait fureur notamment auprès des jeunes à Hanoi. 
 
Un met qui se mérite, puisque les adresses où l'on peut en dégoter ne courent pas les rues... Une petite boutique située dans la ruelle Âu Triêu qui, au premier abord, ne paye pas de mine, attire les foules.

L'auberge de Mme Phuong est installée dans la ruelle Âu Triêu, à proximité immédiate de la cathédrale de Hanoi. Ouverte à partir de 14h00, la boutique est toujours bondée. Elle ferme ses portes à minuit. Mme Phuong emploie une dizaine d'assistants-vendeurs. Chacun a un travail précis à effectuer. M. Dinh, par exemple, prend en charge le grillage de la mixture. Son travail demande précision et promptitude. Une vingtaine de pâtés de viandes fermentés, après avoir été embrochés un par un dans un bâtonnet de bois, sont placés avec soin et alignés sur le gril chauffé par des braises de charbon. Notre homme les tourne et les retourne continuellement jusqu'à ce que les morceaux de feuilles de goyave qui enrobent chaque brochette soient légèrement brûlés et que la graisse suinte.

Quand les nem chua nuong sont bien grillés, ils sont disposés sur un morceau de feuille de bananier au milieu d'un petit panier plat sur lequel a déjà été mis un petit bol de sauce piquante.

Chaque pièce est vendue 3.000 dôngs. Elle est généralement servie avec une assiette de doliques bulbeux (ou pois indiens), de mangues vertes ou de concombres. Dans ce cas, il faut compter 5.000 à 10.000 dôngs supplémentaires par assiette, plus 2.000 dôngs pour un verre de thé vert chaud ou glacé.
S'ils le veulent, les clients peuvent commander supplémentairement des seiches ou des poissons séchés et grillés. Ainsi, les clients peuvent se rassasier avec seulement quelques dizaines de milliers de dôngs en poche.


Source : http://lecourrier.vnanet.vn
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mercredi 6 avril 2011

Ha Long donne rendez-vous au monde fin avril

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La Semaine du tourisme de Ha Long 2011 aura lieu du 28 avril au 1er mai prochain dans la province de Quang Ninh (Nord-Est), et particulièrement dans la zone touristique de Ha Long.



Cet évènement de grande envergure verra la participation, entre autres, de troupes artistiques des provinces chinoises du Guangxi, du Hainan et du Yunnan, ainsi que des localités membres du Forum touristique de l'Asie de l'Est (AETOF).
Cette information a été annoncée le 1er avril lors d'une conférence de presse consacrée à cet événement riche d'activités dont le carnaval de Ha Long, un colloque pour l'élection de la baie de Ha Long en tant que l'une des sept nouvelles merveilles naturelles du monde, une soirée de poésie et de chants sur ce patrimoine, un festival de spécialités culinaires, la finale du tournoi international de beach-volley, le tournoi du tennis de Quang Ninh élargi, la Foire-expo internationale de Quang Ninh...

Le point d'orgue de cette semaine sera le jeu de lumières modernes sur la baie de Ha Long, une nouveauté du programme touristique de Ha Long 2011.

Le carnaval de Ha Long, pour son 5e anniversaire, comprendra nombre de numéros empreints d'identités culturelles des localités.

De nombreuses autres activités culturelles, sportives et touristiques auront lieu dans les centres touristiques de cette localité telles que dans les villes de Mong Cai et de Uông Bi.

2011 est une année importante pour la campagne d'élection de la baie de Ha Long en tant que l'une des sept nouvelles merveilles naturelles du monde, une élection organisée par l'organisation New Open World sur le site www.natural7wonders.com et dont les résultats seront rendus publics en novembre prochain. Début avril, ce sont deux millions de bulletins de vote qui seront mis à disposition des Vietnamiens, des touristes et des amis internationaux, lesquels présentent la baie de Ha Long en tant que magnifique site naturel et label du tourisme vietnamien, a annoncé Nguyên Van Tuân, directeur général de l'Administration nationale du tourisme (ANT). Leur distribution sera effectuée par les tours opérateurs, les ambassades, les bureaux de Vietnam Airlines... De même, l'ANT travaille actuellement avec le Centre de la culture coréenne au Vietnam afin de créer une alliance pour l'élection de la baie de Ha Long et de l'île Cheju (République de Corée) en tant que nouvelles merveilles naturelles du monde. Ces deux dernières sont en effet dans le top 7 de cette élection des sept nouvelles merveilles.

Cette année, la province de Quang Ninh compte accueillir 5,4 millions de touristes dont 2,5 millions d'étrangers, pour un chiffre d'affaires de 3.200 milliards de dôngs.

Source :http://lecourrier.vnanet.vn
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lundi 4 avril 2011

Le Grand Bouddha de la capitale

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Au temps de la colonisation française, une rue de Hanoi portait le nom français de "Boulevard Grand Bouddha" et le nom vietnamien de "Pho Quan Thanh". Ces 2 noms manquent d'exactitude, parce que le grand Bouddha adoré dans le temple Trân Vu à l'extrémité Nord de la rue, au bord du lac de l'Ouest, n'est pas une divinité bouddhique mais le génie taoïste Trân Vu.




Le terme vietnamien Quan Thánh est mal orthographié : Quan Thánh doit être écrit Quán Thánh (avec un accent aigu sur l'a de Quán) et non Quan Thánh. Quán Thánh signifie Temple taoïste alors que Quan Thánh veut dire : Génie Mandarin.

Point n'est étonnant que les premiers colons français trouvent commode de baptiser bouddha les divinités de n'importe quelle croyance religieuse vietnamienne.

Voici comment le Dr Hocquard accompagnant le corps expéditionnaire français au cours d'une campagne de pacification du Tonkin (1884 - 1886) a décrit sa visite à la soi-disant Pagode du Grand Bouddha :

"... Après avoir allumé une bougie à la petite lampe fumeuse qui éclaire la chambre où nous sommes, un des bonzes nous invite à le suivre dans un des 2 couloirs étroits aménagés de chaque côté de l'autel. Ces couloirs aboutissent à une sorte de chapelle très élevée où règne une obscurité profonde. La statue que nous sommes venus voir occupe le centre de cette chapelle.

Nous sommes en présence d'une œuvre colossale qui nous arrache à tous un cri d'étonnement et d'admiration. Ce bouddha en bronze, qui semble massif, a bien 3 mètres de hauteur : Il paraît avoir été coulé tout d'une pièce..., le métal, presque noir et admirablement poli, dont il est fait ne présente pas un seul défaut. Cette statue laisse bien loin derrière toutes celles que j'ai vue sortir des mains des indigènes."

Ce pseudo-Grand Bouddha a pour nom Huyên Thiên Tran Vu (Guerrier chargé de la garde du Ciel Sombre), c'est-à-dire la partie septentrionale du Ciel. En l'an 1010, quand le roi Lý Thái To transféra la capitale à Thang Long, il chargea le Génie de la garde du Nord de défendre la Citadelle contre l'attaque des démons et des mauvais esprits.

Régnant sur le Nord, le Seigneur Guerrier Sombre Huyên Thiên Tran Vu représente l'obscurité, le noir, le froid, la nuit, la mort. Il relève du principe femelle (Yin) et ses symboles sont le drapeau noir, le serpent et la tortue, qui sont des animaux à sang froid.

Tous ces attributs caractérisent la statue du Guerrier Sombre de Quán Thánh. Œuvre de bronze couverte d'une patine d'un noir brillant, elle mérite son surnom de Grand Bouddha puisqu'elle mesure près de 4 mètres et pèse 4 tonnes. Fondue sur l'ordre d'un seigneur shogounal Trinh en 1681, elle ne compte par sa taille d'autre rivale dans la statuaire religieuse de Hanoi que l'Amitabha de bronze de la pagode Thân Quang (rue Ngu Xa), fondue en 1953. Le génie est représenté en costume de prêtre taoïste, les cheveux flottant derrière la nuque, les pieds nus, la main gauche en position d'exorciste, la main droite appuyée sur la poignée d'un glaive autour duquel s'enroule un serpent tandis que la pointe repose sur la carapace d'une tortue. Le fondeur de la statue, maître Trong de la Corporation des fondeurs de Ngu Xa, également possède sa statue honorée dans le même temple.

À l'époque de sa prospérité, le sanctuaire était fréquenté par de nombreux pèlerins, en particulier les lettrés candidats qui venaient y quêter un oracle en vers.

Serti dans un cadre de verdure et jouxtant 2 lacs - le lac de l'Ouest et le lac Truc Bach - le temple Quán Thánh offre un paysage pittoresque. Une façade composée de 4 piliers quadrangulaires le précède. Après avoir franchi le portique à 3 portes abritant une cloche de bronze, on traverse une cour plantée de manguiers ombreux. Le sanctuaire forme le fond de la cour. Sur la façade est scellée une boiserie finement sculptée, laquée rouge et or. Une plaque sonore en bronze (Khánh) est suspendue dans la nef. Quatre autels précèdent le sanctuaire dans lequel on entre par un étroit corridor. Le pèlerin pourra alors contempler le Génie Gardien du Septentrion qui trône dans la pénombre pleine de mystère.

Voir aussi le guide touristique de Hanoi, cliquez ici !
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jeudi 31 mars 2011

Marionnettes d'eau, le lever de rideau des rizières

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Derrière un rideau de bambous, dans les coulisses du “temple sur l’eau”, de drôles d’acteurs se préparent à surgir. Non pas de chair et de sang, mais de bois et de légèreté. Il s’agit de figurines au caractère irréel et merveilleux, de marionnettes engendrées par la culture des rizières. Ces petites poupées glissent sur l’eau, sur une mare ou un étang, scène improbable d’un théâtre ancestral.
Les poupees de Marionnette sur l'eau
Le début de la représentation peut commencer avec l’apparition attendue d’un paysan jeune et grassouillet, le populaire et désopilant Teu. Ce brave type enjoué, un rien clownesque, ravit le public. Grands et petits l’apprécient. Il commente le programme, taquine les jeunes spectatrices, arbitre les combats. Bouffon et meneur de jeu, ce personnage jovial incarne l’âme du peuple vietnamien prêt à rire et à critiquer. De scène en scène, sur un “plateau liquide”, les paysans pêchent la grenouille, repiquent le riz, élèvent des canards. Les chevaux galopent, les buffles tantôt combattent tantôt arpentent les rizières, des poissons d’argent sautillent. La vie rurale et le quotidien des paysans constituent, avec des références aux mythologies locales et aux récits historiques, les trames du répertoire. Des animaux fabuleux jaillissent des flots. Les dragons saluent l’audience et dansent avant de réapparaître plus tard pour cracher le feu et l’eau. Un étrange bestiaire, composé d’animaux de légendes, participe à cette mise en scène à fleur d’eau. Phénix, licorne et tortue d’or se succèdent. Plus martiales, des scènes de lutte, de bataille navale, de défilé de troupe ou de course de pirogues ponctuent cette superproduction en miniature. Personnages historiques et parfois légendaires, dignitaires de la cour, cavaliers apparaissent à l’instar de belles immortelles exécutant une danse céleste. Les pétards crépitent, éclatent en rafale. Le feu et la fumée enflamment l’imaginaire.
Sur le côté du castelet en partie immergé, flamboyante construction à l’image d’une pagode, un petit orchestre et des chanteurs accompagnent ce spectacle. Les marionnettistes, dans l’eau jusqu’à la ceinture et cachés du public, manipulent avec des perches - des tiges de bambous de plusieurs mètres - les petits acteurs hauts d’environ quarante centimètres, sculptés dans du bois dur et peints de couleurs éclatantes. Les membres de la troupe tirent les fils. Bien que d’apparence simple, les marionnettes sur eau du Vietnam ont des mécanismes ingénieux qui exigent une animation complexe. Naguère, les villageois, de père en fils, se transmettaient en secret les techniques de fabrication. Des chefs de troupe voulant protéger leur art n’hésitaient pas à s’opposer à des mariages quand la belle-famille était originaire d’un autre village. Ils voulaient éviter que de jeunes époux divulguent dans les feux de l’amour les mystères de la création !

Ce divertissement séculaire a failli disparaître à tout jamais. Depuis la nuit des temps, les gens de la rizière pratiquaient cet art dans plusieurs pays d’Asie, spécialement en Chine, avant de sombrer dans les eaux de l’oubli. Unique pays au monde, aujourd’hui, à conserver vivante cette forme de spectacle aquatique, le Vietnam demeure l’héritier d’un patrimoine millénaire. Seuls les paysans de différents villages du Nord, situés sur le delta du Fleuve rouge, ont su préserver ce théâtre de marionnettes. La référence la plus ancienne de cette expression artistique, dont on ne connaît pas avec certitude la date d’apparition, est inscrite sur une stèle de 1121 contant des cérémonies royales du début de la dynastie des Ly (lire l’encadré). Le texte mentionne que ce spectacle ayant atteint une telle perfection avait été jugé digne d’être présenté devant le roi. Cette époque est considérée comme son apogée. Des fêtes villageoises au raffinement de la cour, ces petits sujets connurent un immense succès.
A l’invitation de la Maison des cultures du monde, à Paris, le théâtre de marionnettes sur eau fut présenté pour la première fois en France en 1984. Au fil des ans, ses personnages enchantèrent le public, notamment du Cirque d’Hiver et de la piscine Deligny. Depuis, ils parcourent le monde et font figure de célébrités. A l’heure du “tournant de la modernisation”, lancé, en 1986, par le mot d’ordre de “renouveau” (Doï Moï), le pari d’éviter l’extinction de ce théâtre semblait encore hasardeux. Les artistes devaient serpenter sur la sente étroite de la création entre la nouvelle et redoutable logique mercantile indifférente au spectacle vivant et les tenants d’une stricte ligne idéologique. Par bonheur, le vif intérêt des Occidentaux, professionnels et publics confondus, ainsi que l’ouverture du pays au tourisme ont favorisé la renaissance d’une tradition vouée à une mort annoncée. La troupe nationale fait des tournées internationales. Plusieurs compagnies et écoles transmettent désormais aux nouvelles générations le savoir-faire des anciens.
Malgré les heurts et malheurs de l’histoire, les années de lutte et de plomb, des villageois et intellectuels, fiers de leurs cultures et de leurs traditions, ont mené un combat, celui de donner une seconde vie aux marionnettes sur eau ou Mua Roi Nuoc (en vietnamien ), expression majeure des arts populaires vietnamiens. Une résistance culturelle réussie.

Source :http://www.lemonde.fr
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mercredi 30 mars 2011

Les localités du delta du Mékong pourraient mieux s'accorder

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Le delta du Mékong a accueilli l'an dernier plus de 19 millions de touristes, dont 1,46 million d'étrangers. Les provinces d'An Giang, Kiên Giang, Cà Mau et la ville de Cân Tho sont celles qui attirent le plus important nombre de voyageurs.  
Sur le marche flottant Cai Rang a Can Tho

Un évènement marquant dans le secteur touristique de cette année concerne la signature de l'accord de coopération entre l'Association du tourisme du delta du Mékong et celles de Hô Chi Minh-Ville, de Dà Nang (Centre), de Hanoi.

L'Association du tourisme du delta du Mékong continue de sélectionner les sites touristiques modèles 2010 de cette région. Cinq sites sont d'ores et déjà sur la liste : le village du tourisme My Khanh à Cân Tho, la zone touristique Nui Câm à An Giang, de Thoi Son à Tiên Giang, le parc culturel et touristique au cap de Cà Mau, le centre de la culture et d'exposition du lac Nuoc Ngot à Soc Trang. Cette opération s'inscrit dans le cadre du programme de promotion touristique du delta. "Les provinces et villes dans le delta du Mékong devront s'allier et coopérer dans le tourisme, notamment dans l'élaboration du plan de développement, les campagnes de promotion, les liens entre les circuits et la formation des ressources humaines. La tâche définie pour cette année consiste à élever la qualité de la coopération et du développement par le biais de la construction du label et des produits touristiques", fait savoir Pham Phuoc Nhu, président de l'Association du tourisme du delta du Mékong.

Cân Tho, pôle touristique

L'an dernier, plus de 880.000 touristes, dont 163.800 étrangers, ont séjourné à Cân Tho, soit 22% de plus qu'en 2009 et 4% de plus que l'objectif annuel prévu. Cette année, la ville table sur 970.000 voyageurs, dont 170.000 étrangers.

D'après le Service municipal de la culture, des sports et du tourisme, les localités du Nord, notamment Hanoi, affichent de belles promesses pour ce secteur. C'est pour quoi le Centre de la promotion de l'investissement, du commerce et du tourisme de Cân Tho organisera en avril prochain une tournée intitulée "Visiter la région de Tây Dô dans la capitale" pour que les touristes des provinces du Nord en général et de Hanoi en particulier puissent mieux connaître la culture et les habitants de Cân Tho et d'ordre plus général, du delta du Mékong. 



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mercredi 16 mars 2011

Mékong : un fleuve, lien des pays riverains

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Le Mékong, le 4e fleuve d'Asie et le 10e du monde par son débit, traverse 6 pays que sont la Chine, le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam. L'exploitation des ressources en eau du Mékong donne du fils à retordre aux pays riverains dont les intérêts ne convergent pas toujours et qui fond face à 2 questions incompatibles : développement socio-économique et protection environnementale. 

Selon les estimations, l'aval du Mékong recèle un potentiel de 30.000 MW d'électricité. La construction de barrages pour la production de cette dernière est un problème discuté depuis des décennies. L'exploitation des ressources du Mékong est particulièrement difficile pour les pays riverains dont les intérêts ne sont pas convergents en tous domaines et qui, par ailleurs, doivent affronter la problématique générale du développement socioéconomique et de la protection de l'environnement. Mais il est temps désormais que ces acteurs trouvent ensemble un terrain d'entente.

Raison : le Mékong, ressource naturelle et source de vie commune à des centaines de millions de personnes, est un des plus riches "berceaux de diversité culturelle" du monde, et la fierté de tous les pays riverains du bassin du grandiose "fleuve mère" (i.e. Me Kong, litt. mère fleuve).

Celui-ci, le 4e fleuve d'Asie et le 10e du monde par son débit, prend source sur le plateau tibétain, dans les hauteurs de l'Himalaya. Son cours est estimé à 4.800 km et sa superficie de quelque 795.000 km², c'est-à-dire quasiment la France et l'Allemagne réunies. Il traverse 6 pays que sont la Chine, le Myanmar, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam.

Les plus importantes ressources naturelles du Mékong résident dans ses eaux et sa biodiversité. Cette dernière n'est moins grande que l'Amazone. Ses ressources en eau sont abondantes et permettent de "nourrir" d'imposantes forêts, de transporter et de fournir des matériaux de construction, des médicaments et des aliments. Un cours d'eau qui est également le milieu de milliers d'espèces d'animaux et végétaux. Très riches en espèces aquatiques, il permet l'existence de pêcheries dont la production atteint des milliards de dollars par an. Son bassin renferme en son sein des minerais tels qu'étain, cuivre, fer, pierres précieuses et gaz naturel.

L'aval du fleuve, qui traverse le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Vietnam, est le milieu de vie de quelque 60 millions de personnes d'une centaine d'ethnies, faisant de cette région une des plus variées culturellement dans le monde.

Le riz y est cultivé depuis le premier siècle. Quelque 85% de la population du bassin du Mékong vivent de l'agriculture et de la pêche. Les rizières produisent annuellement de quoi nourrir 300 millions de personnes. À ce jour, de 2 à 3 récoltes sont faites par an avec l'eau de ce fleuve distribuée par 12.500 réseaux de canalisations. Et petit à petit, les paysans commencent à cultiver d'autres plantes de haute valeur économique.

Le bassin du Mékong est une des plus grandes régions productrices de poissons d'eau douce du monde. Quelque 1.300 espèces y vivent. Le débit qui change permet de créer un environnement vital pour les animaux aquatiques. La population locale consomme environ 500.000 tonnes de poissons chaque année. Le secteur aquatique crée des emplois non seulement pour cette dernière mais aussi pour d'autres dans les secteurs en relation avec ce dernier, comme fabrication d'aliments pour poissons, réparation des bateaux de pêche, production de filets de pêche…

Actuellement, 25 grands ports sont situés sur le Mékong et les bateaux peuvent naviguer presque sur toute sa longueur, excepté les 14 km à proximité de la chute d'eau Khrone près des frontières lao-cambodgiennes. Actuellement, 6 ponts enjambent ce fleuve, et 6 autres doivent être prochainement construits.

Les coopérations entre les 6 pays riverains du Mékong ne cessent de se développer. Les échanges commerciaux croissent de jour en jour. Grâce aux activités commerciales florissantes et à de bonnes infrastructures, le secteur du tourisme dans ce bassin présente des perspectives de plus en plus belles. Les beaux paysages, les mystères comme la diversité culturelle de la région sont un véritable aimant pour les voyageurs. Et le tourisme retient également une grande attention de la Banque d'Asie pour le développement, de l'UNESCO, de l'Organisation mondiale du commerce…

"Neuf dragons" du Vietnam

En arrivant au Vietnam, le Mékong prend le nom de Cuu Long (Neuf dragons), censé représenter les 9 affluents qui se jettent dans la mer. Cinq régions relèvent du bassin du Mékong : le delta du Mékong (Sud), le Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre), les provinces de Quang Tri, de Thua Thiên-Huê (Centre) et de Diên Biên-Lai Châu (Nord).



Le delta du Mékong occupe 12% de la superficie du pays (3,92 millions d'hectares) et comprend la ville de Cân Tho et 12 provinces (Long An, Tiên Giang, Dông Thap, Vinh Long, Trà Vinh, Hâu Giang, Soc Trang, Bên Tre, An Giang, Kiên Giang, Bac Liêu, Cà Mau). En quittant Phnom Penh (Cambodge), le Mékong se sépare en 2 affluents : le Tiên Giang (bras antérieur) et le Hâu Giang (Bassac, bras postérieur). Il n'y existe que 2 saisons : sèche de janvier à mai et des crues de juin à décembre. La population du delta du Mékong compte 16,68 millions de personnes (données 2002) dont 13,6 millions de citadins. Sa population active est de 9,7 millions d'habitants et la densité de 412 personnes/km². Cette région a un rôle important dans l'économie nationale, les secteurs principaux étant ici l'agriculture, l'aquaculture et l'agroalimentaire.

Le Sê San et le Srêpok sont 2 bras du Mékong traversant le Tây Nguyên, et dont le bassin couvre une superficie de 30.840 km². Ils arrosent 4 provinces de Gia Lai, Kon Tum, Dak Lak et Lâm Dông.

Le Sê San prend sa source dans les montagnes du Nord et de l'Est des provinces de Gia Lai et Kon Tum. Son bassin couvre une superficie de 11.450 km² pour un cours de 210 km. Le Srêpôk, qui a sa source à Dak Lak et Lâm Dông, possède un bassin d'une superficie de 18.480 km² dans lequel il se divise en 2 bras : Krông Ana et Krông Knô. La population du bassin du Mékong au Tây Nguyên est de 2,4 millions d'habitants (en 2001) avec une densité de 79 personnes/km². Une quarantaine d'ethnies (Kinh, Ba Na, Gia Rai, Sédang, etc.) y vivent, les plus nombreux étant les Kinh (58%). La population active compte 1,25 million de personnes (52% du total). Plus de 88% de la population travaillent dans les secteurs agricole et sylvicole.

Le bassin du Mékong, ses ressources naturelles et son environnement représentent des atouts naturels d'une immense valeur pour tous les pays riverains, que ce soit sur plan de bien-être social comme sur d'économie. Les pays continuent donc à coopérer entre eux en vue de promouvoir, de manière constructive et mutuellement avantageuse, leur partenariat mais aussi l'utilisation durable et la gestion efficiente de ses eaux comme de ses ressources, dans l'optique d'un développement socioéconomique et d'une prospérité pour tous.


Voir les croisières authentiques dans le delta du Mékong
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mardi 15 mars 2011

Delta du Mékong : le marché flottant de Cái Bè, un lieu à découvrir

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Sur le fleuve Tiên (bras antérieur du Mékong), à l'intersection des trois provinces de Tiên Giang, Vinh Long et Bên Tre, le marché flottant en gros de Cái Bè, en activité depuis le 19e siècle, est l'un des plus célèbres du delta du Mékong.
Le marché flottant de Cái Bè est le point de rencontre de commerçants venus de toute la région et s'allonge sur plusieurs kilomètres, partagé entre vendeurs et acheteurs. Un véritable plaisir des sens pour les visiteurs qui se retrouvent face à une incroyable mosaïque de couleurs et de fragrances.


Situé à 140-150 km de Hô Chi Minh-Ville, ce marché (province de Tiên Giang, Sud) est devenu l'une des destinations favorites des touristes de passage dans la région. De plus en plus nombreux sont ceux qui viennent découvrir ce marché situé au cœur d'une région riche en paysages époustouflants.

Dès l'aube, des centaines d'embarcations regorgeant de produits de toutes sortes se succèdent au fil de l'eau : crevettes et poissons frétillants, ramboutans d'un rouge éclatant, durians au parfum exaltant... La principale originalité du marché de Cái Bè réside dans la manière dont les vendeurs accrochent leurs marchandises à de longues perches, à l'avant de leur embarcation, pour aider les clients à repérer ce qui s'y vend. En cas de petit creux ou de grande soif, nombreuses sont les petites barques à proposer du riz, du pho, du hu tiêu (nouilles de riz ébouillantées au bœuf mariné et sauté) ou des boissons rafraîchissantes. Au crépuscule, "la ville flottante" brille de mille feux. Des centaines de lampes sont allumées à la proue des bateaux et l'on se retrouve plongé dans un univers féerique.

À l'approche de la fin de l'année, le marché flottant de Cái Bè est encore plus animé qu'à l'accoutumée, d'où une forte hausse du nombre de touristes, surtout étrangers. À peine arrivé à l'embarcadère, chaque voyageur se voit offrir par le "capitaine" de l'embarcation un coco frais, dont l'eau est considérée comme la boisson rafraîchissante idéale après le long parcours depuis l'aéroport international de Tân Son Nhât, à Hô Chi Minh-Ville.

Quittant l'embarcadère, les passagers sont transportés par les bateliers au marché flottant pour découvrir l'ambiance effervescente qui règne en ces lieux comme les activités des habitants de cette région deltaïque.

Pascal Bigay, 40 ans, de nationalité française, employé au Crédit Suisse Group, et sa copine, Estelle Sedilot, 30 ans, fonctionnaire à Paris, voyagent au Vietnam pour la première fois. Fort surpris de ce qu'ils voient de leurs propres yeux, ils demandent au guide de l'agence de tourisme Làng Quê Viêt (Viêt Countryside Travel) : "De quoi vivent les gens ici ?". "Ils vivent des fruits", répond le guide en leur pointant du doigt des barques chargées de durians, de pamplemousses, de jaques, de mangoustans et autres longanes…

Sur la barque traversant le Mékong paisible, les voyageurs ont devant leurs yeux un immense tapis d'eau animé de vaguelettes. Puis, la surface de l'eau se réduit lorsque la barque entre dans un petit canal pour arriver à l'îlot d'An Bình, province de Vinh Long. Là, le guide explique : "C'est grâce aux alluvions que les fruits ici sont très bons et savoureux". Dans la zone écotouristique d'An Bình, les visiteurs ont l'occasion de déguster des fruits tropicaux au son des dàn ca tài tu (chants des amateurs), un art traditionnel du delta du Mékong. Estelle Sedilot vient de découvrir la saveur sucrée et parfumée du jaque. "Oh ! C'est délicieux ! Il n'y a pas ce fruit en France", s'exclame-t-elle.
À midi, la barque transporte les touristes vers des villages de métiers traditionnels où l'on fabrique du côm (riz gluant jeune en granules aplaties), du bánh tráng (galette de riz soufflée), du keo dua (bonbon fait à partir de coco). L'occasion aussi de goûter gratuitement des spécialités locales dont le miel, de visiter des colonies d'abeilles. Comme souvenir, Estelle Sedilot craque pour une corbeille tressée à la main et des sandales faites à partir de tiges de jacinthe d'eau.

Après le déjeuner, à 15h00, la barque emmène les voyageurs dans une maison-jardin dénommée "Ba Ðuc", pour un dîner en famille. Cette maison coquette est entourée d'un des plus jolis vergers de la région, de plus de 2 ha, qui donne des fruits de différentes variétés locales comme : mangues de Hoà Lôc, oranges vertes à pelure rugueuse, pamplemousses, longanes, sapotilles....

C'est une belle bâtisse de style colonial, mariage harmonieux entre les architectures orientale et occidentale. À l'intérieur trônent de nombreux objets anciens, dont trois armoires à autel incrustées de nacre chatoyante datant de 1924, une boîte en bois incrustée d'un dragon qui contient un décret de l'empereur Tu Ðuc.

Le soir, les touristes sont initiés par la propriétaire de la maison à la confection de plats traditionnels vietnamiens. Pascal Bigay et sa copine apprennent à faire le nem (rouleaux printemps). "Vous êtes bien habiles !", félicite la propriétaire. "C'est vrai ?", se réjouit Estelle. Après les avoir roulé, Pascal fait frire les nem qu'il a farcit lui-même, avant de les déguster avec de la bière vietnamienne 333 et une tasse d'alcool à herbes médicinales fermentées par le propriétaire. Après le dîner, Pascal confie : "Il faut venir à la découverte de ce lieu ! L'ambiance est si paisible !".  


Source :http://lecourrier.vnagency.com.vn
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jeudi 10 mars 2011

Quatre pays, une destination : un film pour convaincre

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Une équipe de tournage vietnamienne va réaliser un docu-reportage intitulé Quatre pays, une destination en vue de promouvoir l'image touristique de ces quatre pays que sont Vietnam, Laos, Cambodge, Myanmar. Achèvement prévu ce trimestre-ci.

Pour mettre en œuvre ce projet, le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, l'initiateur, va collaborer avec l'Administration nationale du tourisme du Vietnam et leurs homologues du Laos, du Cambodge et du Myanmar. Les tournages seront confiés au Centre du cinéma, des sports et du tourisme relevant dudit ministère.

La réalisation de ce film s'inscrit dans le cadre du Programme d'action national du Vietnam sur le développement du tourisme. Elle a aussi pour l'objectif de concrétiser l'engagement pris par Vietnam, Laos, Cambodge, Myanmar de resserrer leur coopération touristique.

Composé de courts documentaires, ce film prendra la forme d'un docu-reportage articulé autour des traits saillants de la vie quotidienne, de la culture, des patrimoines matériels et immatériels ainsi que de l'histoire de ces quatre pays voisins.

Ainsi, pour le Vietnam, seront à l'honneur, à Hanoi, le temple de la Littérature, la citadelle impériale de Thang Long, les villages de métiers traditionnels à Hanoi. L'équipe de tournage promènera aussi sa caméra à Môc Châu, Diên Biên Phu, Sa Pa, Hôi An, Quang Binh, Côn Dao, Phu Quôc...

Hoian, Viet Nam
Au Laos, l'équipe de tournage filmera le Mékong, l'ancienne capitale Luang Prabang, la pagode Pha That Luang. Au Cambodge, les temples d'Angkor Wat et d'Angkor Thom, le Tonlé Sap. Au Myanmar, la pagode Shwedagon, l'ancienne citadelle de Mandalay, la ville de Bagas, etc. 
Angkor Watt , Cambodge
Lors d'un récent séminaire international organisé à Hanoi consacré à la réalisation de ce film, les gestionnaires du secteur touristique du Laos, du Cambodge et du Myanmar ont tous soutenu cette initiation du Vietnam et se sont dits prêts à collaborer. "Ce projet sera l'occasion pour les quatre pays de promouvoir leur potentialités touristiques", a estimé Sin Chan Saya, chef du Département du cinéma, de propagande culturelle du ministère cambodgien de la Culture et des Beaux-Arts
Luang Prabang, Laos
Adapter le contenu aux pays ciblés

Les experts ont donné aussi leurs avis sur sa durée, son budget et les pays où ce film sera présenté. Selon Nguyên Quy Phuong, chef adjoint du Département Voyage à l'Administration nationale du tourisme du Vietnam, sa durée ne devra pas excéder 20 minutes. De plus, les réalisateurs devront bien prendre en compte le fait que les goûts et les attentes des habitants des pays de l'Association de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ne sont pas forcément ceux des Européens. D'où la nécessité de prévoir des variations en terme de contenu en fonction des pays ciblés.

M. Phuong a souligné aussi l'importance de mettre en avant la qualité des lieux d'hébergement ainsi que des infrastructures de communication, qu'elles soient aérienne, routière ou fluviale. "Il faudra consulter les voyagistes pour qu'ils donnent des avis pertinents sur le scénario en vue de réaliser un film de haute qualité", a-t-il insisté.
Autre question d'importance : le budget. D'après lui, chaque pays devra mettre la main au portefeuille. "Les autorités des quatre pays concernés devront prendre comme engagement de soutenir financièrement la présentation à l'étranger de ce film, par exemple dans des foires-expositions, des événements touristiques ou même des vols à destination de ces quatre pays", a avancé le responsable.
Une fois le tournage achevé, une première mouture sera envoyée aux ambassadeurs lao, birman et cambodgien en poste à Hanoi. Ils donneront leurs avis sur les images, l'accompagnement musical, les commentaires... avant une présentation officielle au grand public. 



Voir les articles du tourisme Cambodge au http://www.circuits-au-cambodge.com 
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mardi 1 mars 2011

La région Nord-Ouest souhaite changer de physionomie

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Les trois provinces de la région Nord-Ouest de Yên Bai, de Lào Cai et de Phu Tho ont décidé de déclencher le programme régional “Tourisme : Retour à la source - 2011”

La cérémonie d'ouverture se déroulera le 26 février, dans la ville de Nghia Lô, province de Yên Bai (Nord).

Le programme “Tourisme : retour à la source - 2011”, qui doit durer jusqu'à la fin de l'année, comprend plusieurs activités festives dont les principales sont : la fête du temple de Âu Co (du 7 au 9 février, à Ha Hoa, Phu Tho), la fête du temple de Thuong (du 16 au 18 février, en ville de Lào Cai), la fête des temples des rois Hùng (du 6 au 12 avril, à Phu Tho), la fête sur les nuages de Sapa (du 30 avril au 4 mai à Sapa, Lào Cai), la course de chevaux de Bac Hà (du 27 au 28 juin, à Bac Hà, Lào Cai). Il y aura encore des séminaires sur la coopération dans l'exploitation et le développement du tourisme (prévue en octobre, à Viêt Tri, Phu Tho), des randonnées à la conquête du mont Fansipan, appelé le "toit de l'Indochine", du 27 au 29 octobre, à Sapa, Lào Cai. À cela viendront s'ajouter des activités sportives traditionnelles, comme : la fête de Tro Tram, la course de pirogues de Bach Hac, les combats de buffles de Luc Yên… Sans compter la Semaine culturelle des rizières en gradins de Mù Cang Chai, la découverte de Pu Luông.

Développement du tourisme communautaire

Selon Pham Thi Thanh Trà, vice-présidente permanente du Comité populaire de Yên Bai, responsable de la coopération touristique dans ces trois provinces, “Retour à la source”, un des événements les plus représentatifs du secteur touristique du Vietnam ces dernières années, est "devenu une marque commerciale et une image caractéristique de Yên Bai, Lào Cai et Phu Tho". L'union de trois provinces désireuses d'édifier d'une stratégie interprovinciale du développement touristique durable, contribuant à renouveler la physionomie de la région Nord-Ouest en matière de tourisme. Plus précisément, le programme " Tourime : Retour à la source" a pour but d'attirer davantage de touristes et d'encourager la construction d'infrastruc- tures de base au service de ce secteur.

Ce programme, déployé depuis des années, a eu des influences positives sur cette région, où, à l'exception de Sapa, le tourisme est "loin d'être un atout économique", selon Pham Thi Thanh Trà. La cause réside principalement dans le travail de promotion peu efficace, et aussi dans le nombre insuffisant d'hôtels et de lieux de distractions de qualité. Mais la situation s'améliore au fil des années.

À présent, les trois provinces totalisent un millier de mini-hôtels familiaux, plus de 500 hôtels moyen et haut de gamme et 260 restaurants. Elles veillent à enrichir les produits touristiques locaux. Les touristes peuvent ainsi découvrir les coutumes locales, des fêtes folkloriques, des plats savoureux, des sites pittoresques…

L'année passée, cette région septentrionale a accueilli plus de deux millions de visiteurs, permettant au secteur touristique d'atteindre une croissance annuelle de 16,7%. 


Source :http://lecourrier.vnagency.com.vn
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jeudi 24 février 2011

Dans la peau d'un paysan et heureux de l'être à Hôi An

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Dans l'ancienne cité de Hôi An, province de Quang Nam (Centre), les touristes travaillent eux-mêmes la terre, cultivent et arrosent des légumes, et sont initiés à la préparation de plats comme des paysans authentiques.



Dale Poter, un touriste américain de 58 ans, enlève ses chaussures de sport. Complètement dépaysé, il marche pieds-nus sur le chemin qui mène aux champs du village maraîcher de Trà Quê, à Hôi An. Profitant de leur voyage au Vietnam, Dale Poter et ses amis ont souscrit à un circuit touristique écologique vers ce patelin réputé depuis plus de 400 ans pour ses légumes aromatiques.
Dale Poter veut essayer de se mettre dans la peau d'un vrai paysan vietnamien et aujourd'hui, il apprend à cultiver les plants de moutarde. Par l'intermédiaire du guide touristique, il écoute les indications de M. Ba, un agriculteur du village et observe attentivement la manière d'utiliser les instruments aratoires.
Sa première tâche consiste à prendre la pioche pour former les "planches de terre". Ensuite, il doit utiliser la palanche pour porter sur son épaule deux corbeilles pleines d'algues marines utilisées comme fumure pour la fertilité des planches en question. Puis, Dale utilise les instruments aratoires pour piquer les plants. Dernière phase, palanche sur la nuque avec deux arrosoirs suspendus à ses deux extrémités, Dale puise de l'eau pour arroser les nouvelles cultures.

Le bonheur est dans le jardin

Des gestes qui paraissent simples au premier abord, mais qui en fait sont loin de l'être pour un néophyte comme Dale Poter, qui l'apprend à ses dépens, faisant tomber continuellement la palanche... Une maladresse qui ne manque pas de provoquer l'hilarité de l'assistance !
Dale Poter a confié : "Je suis ravi d'être aussi proche des maraîchers vietnamiens, à observer leur travail et la vie simple mais belle des habitants des régions rurales du Vietnam". Enchanté par ce voyage, Dale Poter ne cesse de répéter : "Vous avez un pays très séduisant. J'en suis jaloux".
Plus minutieuse, Susan, une Américaine de 64 ans, note soigneusement dans son carnet de voyage les méthodes et les expériences qui permettent de cultiver les légumes proprement. Le nom de chaque type d'herbes odoriférantes du village de Trà Quê tient en une longue liste dans son carnet. "Je souhaite pouvoir avoir beaucoup de temps pour rester ici apprendre le jardinage selon les méthodes locales", a-t-elle confié. "Les agriculteurs vietnamiens sont amicaux et hospitaliers. J'aime le paysage, la nature et cet endroit", a-t-elle ajouté.
Situé à 3 km au Nord de la ville de Hôi An, le village maraîcher de Trà Quê, commune de Câm Hà, existe depuis des siècles. Il n'est guerre évident de trouver au Vietnam un village où les paysans vivent confortablement de la culture maraîchère. Ce village est spécialisé dans les plantes aromatiques. Les herbes, en particulier les différentes variétés de basilic et de menthe cultivées à Trà Quê sont douces et ont une odeur caractéristique liée aux particularités du sol et des techniques agricoles. Les villageois n'utilisent ni fumier ni engrais chimiques, mais une sorte d'algue qu'ils prélèvent de la rivière Dê Vong.
Au fil des années, le village est non seulement devenu l'un des principaux fournisseurs de légumes dans la région, mais aussi une destination attrayante pour les touristes tant étrangers que nationaux. Les touristes, depuis les pays lointains comme la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Australie ou encore les États-Unis sont fascinés par les champs de légumes verdoyants cultivés par ses agriculteurs dont l'hospitalité n'a d'égal que leur talent.
"Je suis vraiment étonné par la beauté de ces champs de légumes. On n'en voit pas d'aussi beaux en Europe où les maraîchers sont équipés de matériel moderne. Les agriculteurs d'ici utilisent des outils les plus rudimentaires. Je vais en parler à mes amis", déclare Dauld Froment, un touriste français.
En l'espace de près de huit ans, le village maraîcher de Trà Quê est devenu un site touristique attirant des centaines de voyageurs de tous horizons par jour, notamment pendant les premiers mois du Nouvel An.

Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn
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vendredi 21 janvier 2011

Rendez-vous au pays du lotus

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La fête culturelle en l'honneur du Têt du Chat 2011 sous le thème "Retrouvaille au pays du lotus" aura lieu du 2 au 6 février dans la ville de Cao Lanh, province de Dông Thap.


Une série de programmes artistiques distingués, de jeux intéressants imprégnés d'une atmosphère toute printanière apporteront aux visiteurs des expériences envoûtantes sur Dông Thap Muoi, pays du lotus baptisé aussi "Plaine des joncs".

En particulier, cette fête sera le théâtre d'un événement marquant la liaison entre trois endroits attachés à la vie révolutionnaire du Président Hô Chi Minh : Dông Thap (où a vécu Nguyên Sinh Sac, père de Hô Chi Minh), Hô Chi Minh-Ville (endroit où Hô Chi Minh a quitté pour chercher le chemin du salut national) et Nghê An (Centre, pays natal de Hô Chi Minh). Cet événement vise à saluer le centenaire de la journée où Hô Chi Minh a quitté le pays pour le salut national (5 juin 1911).

Ici, les visiteurs seront accueillis dans une atmosphère de fête au travers des expositions, représentations artistiques et culturelles et des concours qui auront lieu pour l'occasion. Le parc Van Miêu, au sein duquel se déroulera la fête, sera illuminé par des lampions et décoré de bonzaïs.

Les visiteurs auront aussi l'occasion de se régaler de la culture des trois régions. En effet, les organisateurs ont prévu d'échafauder des maquettes qui reproduiront, à différentes échelles, Khuê Van Cac (Pavillon de la pléiade) issu du Temple de la Littérature, un symbole de Hanoi, la ville millénaire aux belles traditions culturelles ; la Tour de tortue, au coeur de la capitale Hanoi. Mais pas seulement. Les visiteurs auront aussi l'agréable surprise de se retrouver nez-à-nez avec les rizières en terrasse, symbole du Nord-Ouest, qui seront là aussi reproduites en plein cœur du Nam Bô oriental, les tours Cham millénaires, symbole du Centre, la maison sur pilotis du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre), le marché flottant du Nam Bô occidental, la rue florale, le paysage d'une campagne pacifique... À cela s'ajoutera un défilé des costumes de 54 ethnies vivant sur le territoire vietnamien. Tout cela promet de laisser de fortes impressions chez les participants.

Par ailleurs, les visiteurs seront conviés à prendre part au jeu "Phyllostachys vert" dont le thème tournera autour de la culture traditionnelle. Ils pourront assister à des combats d'oiseaux, de coqs. Sans compter les concours de dessins pour enfants, de calligraphie, de déclamation de poème, l'exposition de bonzaïs, un spectacle de cerfs-volants ou encore une présentation de l'art de la dégustation du thé. Enfin, le concours des plus beaux chats sera parfait pour accueillir la Nouvelle Année lunaire dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Dông Thap met tout en œuvre afin de terminer les travaux infrastructurels des centres de distraction pour la population avant la nouvelle année lunaire. Dans la zone des vestiges de Nguyên Sinh Sac, père du Président Hô Chi Minh (où environ 100.000 visiteurs sont attendus cette année), l'exposition de photos sur le Parti et le Président Hô Chi Minh ouvrira ses portes du 2 au 10 février. La zone touristique Xeo Quyt, district de Cao Lanh, accélère le rythme des travaux pour accueillir les touristes à partir du 2 février. Des centres de distraction pour enfants sont aussi en cours de réhabilitation pour être opérationnels lors de ce Têt traditionnel. À noter que d'autres activités culturelles et artistiques seront organisées dans les autres districts de Dông Thap.

Source :http://lecourrier.vnagency.com.vn
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